Joaillier Créateur Horloger

perle montée sur argentLes perles

Présentation

Les perles sont des billes dures et brillantes créées par certains coquillages, notamment les huîtres. Quand un corps étranger (grain de sable, écaille de poisson…) s’introduit à l’intérieur de la coquille, l’animal réagit en enrobant et en isolant l’objet de plusieurs couches de nacre, c’est-à-dire un mélange de carbonate de calcium. La perle est donc une bio-minéralisation qui résulte d’un mécanisme de défense du coquillage.

Extrêmement rare et onéreuse quand elle résulte d’un processus entièrement naturel, la perle est principalement aujourd’hui le produit d’une culture réalisée dans des fermes perlières. Développée par les japonais au début du 20e siècle, la technique de la perliculture s’est répandue peu à peu dans tous les archipels de l’Océan Pacifique. La Polynésie française est à l’heure actuelle le principal producteur de perles de culture. Cette technique consiste généralement à inciser la poche reproductrice de l’huître pour y déposer d’une part un morceau du manteau d’une autre huître, et d’autre part un corps étranger (nucléus) tel qu’un fragment de coquillage. Le greffon de manteau va alors se développer et venir recouvrir le noyau de sécrétions de nacre, formant ainsi une perle. Cette opération est très délicate car un pourcentage élevé d’huîtres meurent après la greffe ou rejette le nucléus. Au final, environ 30% seulement des greffons produisent une perle utilisable en joaillerie.

Les perles de culture présentent l’avantage de mieux refléter la lumière que les perles naturelles. Cela est dû à des couches de nacre plus fines et plus nombreuses sur les perles de culture. Cette structure permet de mettre en valeur l’orient de la perle, c’est-à-dire ses multiples reflets irisés proches de l’arc-en-ciel. Cette brillance iridescente caractéristique des perles (le lustre) est le premier critère de qualité pour les joailliers. La taille et la forme jouent également un rôle important. Ainsi, les grosses perles parfaitement rondes peuvent atteindre des prix très élevés en raison de leur rareté extrême. La couleur des perles de culture est assez variée et dépend de facteurs tels que la variété et la nutrition de l’huître. La symétrie des perles permet de les classer en quatre catégories (de A à D), en fonction de la proportion d’imperfections à leur surface.
Les joailliers mesurent les perles en grains, un grain pesant 0.05 gramme.

A l’origine, les perles produites par les japonais étaient des perles de culture marines, réputées pour leur finesse et leur qualité. Plus récemment, dans les années 1950, les chinois ont développé des perles de culture d’eau douce produites par une certaine variété de moules.
En joaillerie, on utilise aujourd’hui quatre types de perles de culture : les perles de Tahiti, les perles Akoya, les perles d’Australie et les perles d’eau douce.

Les perles de Tahiti

Produites par la variété d’huître dite « pinctada margaritifera », ces perles de Polynésie française se caractérisent par une nacre allant du gris clair à un gris très foncé, ce qui leur vaut l’appellation de « perles noires de Tahiti » qui est une AOC. Les perles complètement noires sont très rares et donc très chères. Les perles de Tahiti ont des orients multiples et sont actuellement très demandées, notamment par le Japon qui en est le principal consommateur.

Les perles Akoya

Ces perles proviennent du Japon et des mers de Chine. De couleur généralement jaune, crème ou verte, elles sont retraitées pour devenir champagne, blanches ou argentées.

Les perles d’Australie

Venant des récifs australiens ou des mers du Sud, ces perles sont parmi les plus solides et les plus grosses (jusqu’à 3 cm de diamètre). De couleur blanche et dorée, leur qualité unique et leur diamètre élevé en font un symbole de luxe suprême et sont de ce fait l’apanage de la très haute joaillerie.

Les perles d’eau douce

Ces perles proviennent de moules d’eau douce élevées dans les lacs et rivières de Chine. Leur diamètre est compris entre 13 et 20 mm et elles offrent une large variété de couleurs et de formes. Moins rares que les perles de culture marine, elles sont également moins onéreuses.

 

Symbolique

Utilisées depuis l’Antiquité dans la confection des bijoux, les perles étaient autrefois surnommées « les larmes d’Aphrodite » par les Grecs. Chez les Romains, la perle était également associée à la déesse de l’amour, Vénus, née de l’écume de la mer. Ainsi, la perle est depuis toujours le symbole de la féminité et de la sensualité. Sa rondeur l’assimile aussi à la lune. Les perles sont souvent offertes à l’occasion de fiançailles pour représenter la foi et la pureté.

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